Nathalie Meunier coach resilience

Résilience et leadership face à une crise : 3 étapes et 8 piliers

Face à une difficulté importante, nos schémas habituels sont bouleversés. L’efficacité dans l’adversité repose sur notre capacité de résilience organisationnelle, en d’autres termes, notre capacité à garder la tête sur les épaules et à bien fonctionner malgré le stress.

Cultiver sa résilience organisationnelle en 3 étapes

1 – Affronter la réalité

Le 1er réflexe face à une difficulté et de l’ignorer en espérant qu’elle passe. C’est faire la politique de l’autruche ! Ça ne fait qu’aggraver le problème et retarder sa résolution !

C’est la raison pour laquelle, face à une importante difficulté, nous devons l’affronter, la regarder avec lucidité et, faire un 360° de la situation. Pour cela, il est important de bien savoir gérer nos émotions (les accueillir, les comprendre) et savoir cadrer celles de son entourage voire lui enseigner comment les gérer par eux-mêmes.

2 – Chercher du sens à la difficulté

Oui, j’ai bien écrit « chercher du sens » ! Il est vrai que dans la difficulté, la facilité est de se considérer une victime. Effectivement nous sommes tous victimes de quelque chose ou de quelqu’un mais, rester dans cet état d’esprit conduit à la dépression à plus ou moins long terme (il est clair que lors de traumatismes, ce chemin est plus long et nécessite une aide psychologique). Donner du sens à ce qui nous arrive rend plus fort et renforce notre santé psychologique et physique. Pour sortir d’un état de victime et donner du sens à cette difficulté, nous devons nous interroger : « qu’est-ce que cette épreuve m’apprend ? », « Que dois-je apprendre pour en sortir le plus rapidement et efficacement possible ? », « Ai-je besoin d’aide ? Dans l’affirmative, qui peut m’aider et comment ? »

3 – Être inventif et créatif

Dans ces moments-là, les solutions « toutes faites » n’existent pas. Nous devons bien utiliser nos différentes intelligences pour surfer entre les procédures « routinières » connues et encore efficaces, celles à faire évoluer et celles à créer pour trouver un nouvel équilibre et rebondir vers de nouveaux horizons plus serein et joyeux.

Fonctionner en mode « leader de crise » sur 8 piliers

C’est dans les moments difficiles que nous prenons conscience de toute notre capacité de leader et mettons en lumière notre leadership (nous en avons tous un !) par notre flexibilité et adaptabilité. En effet, le leadership de crise diffère de celui des « beaux jours ».

En situation de crise, 8 piliers sont importants :

1 – Motiver pour des jours meilleurs inspirants

Autant lors des beaux jours, le leader motive sur le moyen et long terme (« rêves » et ambitions) autant en situation de crise, le leader motive sur la perspective des jours meilleurs inspirants donc, sur le court et moyen terme (la gestion et la sortie de la crise).

2 – Orienter vers des ambitions collectives

Lors des jours heureux, les ambitions collectives étant nourries, nous allons à la recherche de nos ambitions personnelles mais, lors d’une situation de crise, nos ambitions personnelles sont à mettre de coté pour revenir vers celles collectives afin de s’unir pour affronter et sortir le plus efficacement et rapidement de la crise. Comme nous le savons, l’union fait la force 😉 !

3 – Axer et sensibiliser vers de nouvelles priorités

Lorsque tout va bien, les priorités sont orientées vers l’extérieur, différentes expériences plus ou moins réussies, des essais multiples… etc.

En situation de crise, le mode « survie via l’essentiel » et le repli sur « l’important et l’urgent » sont de mise pour bien gérer nos énergies afin de rester en mouvement, actifs jusqu’au retour d’une stabilité et sérénité des jours meilleurs.

4 – Gérer son budget en mode « fourmis » efficient et investir

Lors des beaux jours, la cigale chante et c’est très agréable. Nous pouvons se faire plaisir. Mais, lors de situation de crise, les dépenses sont pour la gestion de la crise et les investissements pour la gestion de sortie de crise afin de rebondir rapidement. Pour cela, nous devons passer en mode « efficient » donc, savoir être productif et efficace avec les moyens dont nous disposons et limiter les frais à l’essentiel. A nous d’apprendre et de transmettre la gestion de la frustration et le mode « MacGyver » !

5 – Prendre soin de soi et de son entourage

Les situations d’urgences, de crise, de difficultés nous pompent notre énergie à vitesse grand V. En plus, nous devons tenir sur la longueur dont nous ignorons très souvent la durée. Pendant la crise et lors de sa sortie, pour la relance, nous devons nous préserver du stress, de l’épuisement / burnout et des maladies qui en découleraient. Nous devons fonctionner en mode « marathonien » et savoir doser correctement nos énergies et celles de notre entourage. Il est donc important de s’organiser des temps de préparation, d’actions, de repos et de loisirs au sein d’un « cocon » de confiance. Si nécessaire, investir dans une aide, un accompagnement adapté si nous en ressentons le besoin. D’où l’importance de bien se connaitre pour savoir détecter tous nos signaux d’alertes pour soi et notre entourage car souvent, la prise de conscience est difficile (nous avons la tête dans le guidon…) c’est à qu’un entourage de confiance est important car il a ce regard extérieur très précieux par ces temps difficiles… Sachons veiller les uns sur les autres avec humilité et bienveillance. Partageons des moments « doux » ensemble par des balades dans la nature, source d’énergies ou seul via des séances de relaxation, de méditations… etc. Pensons également à nous alimenter sainement et équilibré, nos énergies en dépendent…

6 – Amener de la fluidité et de l’humour

Même en situation de crise, nous avons un réel besoin de moments légers et de rire. C’est une façon de faire baisser la pression, lâcher-prise, réguler notre stress et de nous ressouder.

Je me souviens des fou-rires que j’ai pris avec mes collaborateurs en entreprise lorsque nous étions « sous l’eau », sans aucune information et sollicités de toutes parts (et parfois avec violence) pour avoir des réponses » ou avec mes amis, dans ma sphère privée, lorsque j’avais 22 ans, mon père était entre la vie et la mort en attente de greffe et que je devais, seule, faire face à un environnement où la perversion dominait…. Que c’était bon de lâcher un laps de temps… ! 

7 – Déléguer les responsabilités

Nous avons tous des compétences diverses et variées. Certains plus que d’autres mais dans l’adversité, nous pouvons fonctionner en complémentarité et tous prendre la responsabilité de quelque chose. Nous sommes tous impliqués dans la réussite de la gestion de la crise et de sa sortie et ce, quel que soit notre niveau de connaissances, niveau hiérarchique professionnel, âges (oui, à la maison, les enfants peuvent aussi être acteurs et, je vous assure qu’ils sont très fiers si vous savez l’amener comme une responsabilité et non comme une corvée 😉)… etc.

Nous avons tous un rôle important à tenir. Se sentir impliqué et responsabilisé motive et renforce l’unité du groupe qu’il soit familial, amical et/ou professionnel.

8 – Apprendre constamment

La vie est un apprentissage constant. Suivant les périodes, les apprentissages sont plus ou moins plaisants tout au moins dans une notion de plaisir ou pas. Lorsque nous sommes confrontés à une difficulté, nous ignorons bien souvent tout ou en partie la façon de s’en sortir et nous sommes confrontés à des apprentissages non choisis, dans l’urgence et le stress. Gérer la crise tout en apprenant n’est pas une situation agréable ni facile mais, importante et nécessaire pour en sortir efficacement et rapidement. Ces apprentissages se font sous différentes formes : échanges entre confrères, amis, professionnels ; formations ; lectures ; conférences ; accompagnements ; coaching… etc. Chacun de nous a à apprendre et à transmettre à son entourage pour évoluer ensemble vers des jours meilleurs. Là encore la solidarité est de mise.

Ce sont sûr c’est 8 piliers que je me suis appuyée pendant mes 28 années au sein d’entreprises connaissant des situations de crise diverses, pour participer à la gestion et sortie de crise mais également, dans ma sphère personnelle familiale et amicale où nous avons eu à affronter et surmonter d’importantes difficultés durant de nombreux mois. Quels que soient les circonstances ou les sphères, ces 8 piliers nous ont maintenu acteurs de nos vies et permis de rester dans l’action et en bonne santé malgré des moments de doutes, fatigues et désespoirs.

Si vous avez d’autres piliers à partager, écrivez les dans les commentaires et je complèterai cette liste avec plaisir.

Dans ce genre de situations, que ce soient des harcèlements, des manipulations, des conflits ou des crises complexes et inédites, le leader n’est ni « superman », ni « superwoman », ni un « cador » mais un simple humain humble qui se connait bien pour se préserver, préserver son entourage et continuer à avancer solidairement vers le cap des jours meilleurs pour tous.

Je vous souhaite les meilleures perspectives qui vous guideront vers de nouveaux beaux et joyeux rêves…

Partagez cet article avec tous ceux et celles qui veulent avoir la liberté de faire leurs choix de vie soit, être acteur de leur vie.

Au plaisir de vous retrouver sur un prochain article.

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